Lili's World

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lundi 23 mars 2009

Il Etait Une Fois... Franck Dubosc



Après ses énormissimes succes à la scène (Romantique, Pour Toi Public), le spécialiste du mytho revient avec un spectacle qui retrace ses origines : son enfance, son adolescence, ses premiers déboires en tant que comédien... Encore sous le charme du dernier, je suis allée à Strasbourg pour cette nouvelle tournée.

On ne peut parler spectacle sans parler des files d'attente. Une heure dans le froid, le vent, parce que, en génie que je suis, j'avais omis de changer de veste. De chaussures, oui, mais me dire que ma veste, parfaite en plein jour, serait trop légère une fois le soleil couché ? Trop dur. Cela étant, j'ai eu de la chance : j'avais prévu d'arriver à 17 h 30 au Zenith de Strasbourg, j'y suis arrivée à 18 h 30. Pourquoi ? Parce que le Zénith n'est absolument pas indiqué. J'ai donc dépassé Strasbourg, puis fait demi tour, puis tourné dans tout les sens avant d'arriver enfin devant un tout petit panneau donnant la direction. Bravo, Strasbourg... Heureusement que je retrouvais des amis dans les files, qui ont commencé la queue sans moi... Le staff a en tout cas été bien gentil d'ouvrir les portes à 19 h 30. Ce qui fait qu'on a eu moins froid pour la derniere heure d'attente. Un rush pour atteindre les meilleures place. Résultat : 10 m de la scène. Pas mal.

Et le spectacle en lui-même, me direz-vous ? Un départ plutôt lourd. C'est du Dubosc, du vrai. Du lourd. Prétentieux, mytho, tout ce que vous voulez. On apprécie notamment à sa juste valeur les blagues type "je cause direct à Dieu" qui ne font plus vraiment rire personne. Et puis le spectacle commence avec la naissance de Franck Dubosc. Et là, on perd toute considération narcissique. Dubosc se pose, en tant qu'enfant, adolescent, acteur pas encore connu, comme un personnage risible, attendrissant, souvent victime des circonstances. On note le grand moment de solitude ... Le cauchemar de tout acteur de scène... Le trou. Alors que Dubosc apostrophe une spectatrice au rire peu discret, il perd totalement le fil de son monologue ! En désespoir de cause, il a zappé toute un passage car incapable de recoller suite à son intermede. On a eu droit aussi à la participation des spectateurs. Cinq élus (ou maudits) ont ainsi rejoint Dubosc sur scène. Après deux heures de spectacle, le rappel, tout en restant dans le ton, donne une conclusion lucide sur la condition d'acteur, de vedette, de star. Une conclusion touchante, qui m'a personnellement émue aux larmes.

En résumé donc, c'est un spectacle à voir, d'autant plus si l'humour de Dubosc vous parle.

vendredi 6 mars 2009

Underworld - Rise Of The Lycans



Pour ce troisieme volet, on retourne aux origines de la saga. Une idée intéressante, même si peu originale. On revient donc au moyen age, quand Viktor régnait sur les vampires et que les lycans étaient encore esclaves. Quand Sonja, sa précieuse fille, était amoureuse de Lucian, le premier lycan capable de contrôler sa transformation.

S'il est intéressant de revenir aux origines, c'est pour que certaines choses soient vraiment précisées. Alors en effet, on comprend mieux l'affection de Viktor pour Selene 200 ans plus tard, car Sonja a exactement le même caractere que Selene (ou l'inverse), et on salue la qualité du casting, du maquillage et de l'éclairage qui font que la ressemblance entre Kate Beckinsale et Rhona Mitra en devient troublante. Tellement qu'on se demande vraiment pourquoi ils ont changé d'actrice, apres tout. L'enchainement des événements qui ont mené à la découverte des deux amants, leur condamnation par le conseil des vampires et les raisons qui ont mené à la libération des Lycans est bien retranscrite. On apprécie aussi la mise en place des personnages principaux des deux premiers volets et le casting intégralement conservé. Cependant, j'ai quelques regrets...
En effet, si l'on savait deja que Viktor avait une fille, on ne sait toujours pas qui était la mère et comment un vampire a pu enfanter apparament de facon naturelle et non par une morsure. D'autre part, il semble que Lucian soit né humain d'une femelle loup-garou. Comment est-ce possible ? On découvre enfin (de facon très superficielle) que Sonja a été élevée dans le mépris des lycans. Comment donc a-t-elle pu tomber amoureuse de Lucian ? La romance des deux antagonistes n'est absolument pas évoquée, l'histoire nous met simplement devant le fait accompli : Romeo à poils et Juliette à dents copulent joyeusement, mais on ne sait rien de ce qui les a rapproché. Dommage.

Cela étant, ces "oublis" peuvent encore passer inaperçu. Après tout, c'est leur histoire, ils ont le droit de la raconter comme ils le veulent. Mais les incohérences avec les éléments dévoilés dans les deux premiers volets sont moins pardonnables. Pour commencer, une incohérence de chronologie. En effet, les deux premiers films font état d'une génération des lycans et vampires longtemps avant le soulèvement des Lycans, et une longue période avant que les Aînés décident de se partager le pouvoir et de sommeiller pendant 200 ans à tour de rôle. Or le début de ce film fait état de la création des espèces seulement 10-20 ans plus tôt... En ce qui concerne l'évolution des lycans, là aussi, on a la surprise de découvrir que d'ors et déja, un nombre non négligeable de lycans (tous à priori) sont capables de contrôler leur transformation. Or au début d'Underworld, il est clairement mentionné que la lune avait progressivement perdu de son influence. Donc dans ce film, les lycans devraient être entièrement dépendants de la lune. Ce qui n'est pas le cas... La scène de l'exécution de Sonja enfin ne correspond pas complètement à celle montrée dans les souvenirs que Lucian avait transmis à Michael Corvin. Là aussi, c'est bien dommage...

C'est donc un bilan en demi-teinte, avec du bon, ca reste un divertissement sympathique, quoiqu'un peu téléphoné, et qui n'apporte finalement pas tout ce qu'on aurait pu espérer d'un préquel.

USS Marion - Probably Wrong

Un nouveau groupe et un nouvel album ? Peut être !

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mercredi 25 février 2009

B13 Ultimatum



Vous vous souvenez ? Un mur autour des pires quartiers de Paris ? Deux cabris, Leito (David Bell) et Damien (Cyril Raffaelli) qui font leur justice en sautant partout ? Des dialogues manquant clairement de subtilité pour une idée louable et un scénario sans prétention, mais avec un twist sympathique ? Ca, c'était Banlieue 13. Pas un chef d'oeuvre, mais comme dit mon frere, un bon brainless movie.

Ayant bien apprécié le premier, j'étais ravie de la réalisation d'une suite. Oui. Faut jamais être trop ravi pour une suite. Apres, on est décu. Banlieue 13 Ultimatum, c'est l'archétype du film fait pour exploiter financièrement une licence. Commencons par le début. Le scénario. B13 n'avait aucune prétention. Un scénario linéaire avec un joli twist en fin de film. Simple, efficace. B13-U est la preuve que des fois, il ne faut pas essayer de faire un scénario un peu plus élaboré. Le film se perd dans des tentatives de complots, de subtilité, et pèche de toute facon par manque d'originalité. Les dialogues n'ont pas gagné en qualité non plus. On balance toujours les infos avec la délicatesse d'un pokemon dans une digicarte.

Parlons ensuite de l'action. B13 ouvrait directement avec une action inédite, puissante et non stop. B13-U a perdu l'action en passant le mur. Elle a d'ailleurs du mal à décoller et il faut attendre un bon moment avant que ca commence à bouger. Les cascades bondissantes n'ont quasi aucune originalité, ni même le côté spectaculaire qu'on aurait pu espérer. Exit le spectaculaire. La seule cascade qui pourrait se targuer d'un certain effet de style manque clairement de crédibilité. Sérieux, c'est dingue ce qu'on laisse trainer dans la cours du 36... Par contre, on a gagné en combats. Ca clairement. Ca se castagne de tous les côtés, à tel point que ca devient lassant.

Enfin parlons de la réalisation. Expérimentale ? Aucune idée. Toujours est-il que ca fait brouillon. Que dire en effet de cet effet de style : pour deux cascades meme pas extraordinaire montrées deux fois ? Effet de style présent dans le premier quart d'heure et jamais plus réutilisé. Comme si en cours de route le réalisateur s'était rendu compte que ce n'était pas une bonne idée. Parlons aussi de la scène d'ouverture qui, on s'en rend compte dans le dernier quart d'heure, sert à présenter certains protagonistes. Sauf que cette présentation est tellement survolée qu'on se demande clairement ce que ca fait là, à part ralentir le film. Et pour terminer, le pompon sur le bonnet... La scène clé de l'intrigue est filmée par une petite bande de jeunes de banlieue. Jusque là, tout va bien. La vidéo est transmise à Leito, qui la regarde. Allez, on voit la scène encore un coup. Puis Leito réfléchis. Du coup, pour être sur que tout le monde a bien compris (et remplir quelques minutes de film ?), on repasse encore la scène en flash-back ! Et quand Leito retrouve Damien et lui explique tout ce qu'il a trop bien réfléchi qu'il est trop fort, devinez quoi ? Ouiiii !! On nous rerepasse encoooore la scène en flash-back !! Lourd ? Pas du tout... Et puis on y a encore droit un petit coup à la fin du film. Bravo.

En conclusion... Une suite qui ne déroge pas à la règle : les suites, c'est pourri. Et un film qui n'aura même pas le titre de brainless movie. Sauf peut être pour les huitres...

lundi 16 février 2009

Musique de la semaine : Batman Begins - The Dark Knight

Non, toujours pas de commentaire possible, mais un opus musical, monstrueux de puissance. Une musique parfaitement adaptée à la noirceur toute neuve des nouveaux Batman, après le surréalisme de Schumacher et le gothique de Burton. Un nouveau point de vue très intéressant, il faut le dire. Surtout en ce qui concerne The Dark Knight, qui, disons-le franchement, est un must du genre avec des interprétations parfaites. Mais on s'égare.

On parle musique. Une musique donc qui est presque un personnage à part entière. En même temps... est-ce une surprise de rencontrer une telle qualité quand on sait qui l'a composée ? Deux noms pareil ne peuvent que donner du bon. Et on se demande bien qui, hein ? Hans Zimmer. James Newton Howard. Des piliers de la musique de films pour ces dernieres 20 années.

Hans Zimmer compte en effet quelques grands succès (quel euphémisme) : Driving Ms Daisy, Le Roi Lion (Oscarisé), Rain Man (Oscarisé), mais aussi Gladiator (Oscarisé), la trilogie Pirates Of The Carribean, le magnifique Last Samurai... La liste est extremement longue (si vous me croyez pas, allez voir , ca fait peur...), et compte énormément de succès.

James Newton Howard a beaucoup moins de films à son actif mais n'en est pas moins un compositeur d'exception, aux musiques toujours justes et raffinées. Compositeur attitré de Shyamalan, il a travaillé aussi sur Hidalgo, Collateral, King Kong, ou le magnifiquissime (j'insiste) Blood Diamond.

Ces deux hommes travaillant ensemble ? Ca ne peut que faire un top.

Ecouter Molossus sur Deezer

mercredi 4 février 2009

Une vie de chien... ou de chat !

Extrait du journal intime d’un chien :

Jour #180

  • 8h00 : Chouette, de la pâté pour chien ! Ce que je préfère !
  • 9h30 : Chouette, une sortie en voiture ! Ce que je préfère !
  • 9h40 : Chouette, une promenade ! Ce que je préfère !
  • 10h30 : Chouette, une sortie en voiture ! Ce que je préfère !
  • 11h30 : Chouette, de la pâté pour chien ! Ce que je préfère !
  • midi : Chouette, les enfants ! Ce que je préfère !
  • 13h00 : Chouette, la cour ! Ce que je préfère !
  • 16h00 : Chouette, les enfants ! Ce que je préfère !
  • 17h00 : Chouette, de la pâté pour chien ! Ce que je préfère !
  • 17h30 : Chouette, papa et maman ! Ce que je préfère !


* idem pour les jours 181, 182,183 etc.


Extraits du journal intime d’un chat :

Jour #152 :

  • Mes ravisseurs continuent à me provoquer avec de bizarres petits objets pendouillant au bout d’une ficelle. Ils se gavent de viande fraîche au dîner pendant qu’ils me forcent à manger des céréales déshydratés. La seule chose qui m’aide tenir le coup est l’espoir d’une évasion, et la maigre satisfaction que je retire de détruire un meuble de temps à autres. Demain, je mangerai peut-être une autre plante d’appartement.


Jour #161 :

  • Aujourd’hui, ma tentative d’assassiner mes ravisseurs en me glissant dans leurs pieds pendant qu’ils marchaient a presque réussi. Il faudra que j’essaie encore depuis le haut des escaliers. Dans une tentative d’induire dégoût et répulsion chez ces vils oppresseurs, je me suis encore forcé à vomir sur leur fauteuil préféré. Il faudra que je recommence sur leur lit.


Jour #165 :

  • J’ai décapité une souris et leur ai apporté le corps, dans une tentative de leur faire comprendre de quoi je suis capable, et pour frapper leurs coeurs de terreur. Mais ils se sont juste extasiés et se sont répandus en paroles onctueuses et condescendantes, me disant à quel point j’étais un bon petit chat. Hmmm... Ça ne fonctionne pas conformément au plan.


Jour #168 :

  • J’ai enfin réalisé jusqu’à quel point allait leur sadisme. Sans aucune raison, j’ai été choisi pour le supplice de l’eau. Cette fois, de plus, il comprenait une substance chimique mousseuse et piquante nommée "shampooing". Quel cerveau malade a bien pu inventer un tel liquide ? Ma seule consolation est le morceau de pouce que je tiens encore entre mes dents.


Jour #171 :

  • Aujourd’hui s’est tenu une sorte de réunion de malfaiteurs. J’ai été placé en isolement pendant l’événement. Cependant, j’ai pu entendre le bruit et humer l’odeur nauséabonde de ces tubes de verres qu’ils appellent "bière". Plus important, j’ai réussi à obtenir l’information que la raison de ma réclusion était MON pouvoir "allergisant". Il va falloir que j’apprenne de quoi il s’agit pour que je puisse l’utiliser à mon avantage.


Jour #174 :

  • Je suis persuadé que les autres prisonniers sont des comédiens ou peut-être même des mouchards. Le chien est relâché tous les jours et semble plus qu’heureux de revenir. C’est visiblement un attardé mental. D’un autre coté, l’oiseau doit être un informateur puisqu’il leur parle constamment. Je suis certain qu’il leur rapporte mes moindres mouvements.Tant qu’il restera dans cette pièce de métal, sa sécurité est assurée. Mais je peux attendre. Ce n’est qu’une question de temps.

mercredi 17 décembre 2008

L'artiste de la semaine : Evanescence

Est-il franchement besoin de les présenter ? Oui ? Sérieux Oo ? Bon ok... C'est un groupe de rock, limite métal, mais faut pas le dire trop fort, car ils ne se considèrent pas comme tels. Un rythme et une voix immédiatement reconnaissable. C'est Evanescence. C'est beau. Ca a un coté déprimant un peu. Juste un peu.

A l'origine, nous avons Amy Lynn Lee et Ben Moody qui se sont rencontrés durant leur adolescence, dans une colonie de vacances. Ben a un jour entendu Amy jouer au piano I’d Do Anything For Love de Meat Loaf, il est allé à sa rencontre et lui a demandé de chanter pour lui. Emerveillé par la voix de la jeune chanteuse, il lui proposa de fonder avec lui un groupe. Evanescence était né une semaine après leur rencontre.

Le groupe a fait ses débuts à Little Rock (Arkansas, USA) dans les années 90. A coup de quelques copies de leurs titres d'ados, ils ont commencé à se faire une réputation. Jusqu'au jour où ils furent diffusés sur la radio locale. La notoriété grandit alors rapidement. Ils trouvent leurs musiciens et sortent leur premier album : Origin, puis Fallen qui sera leur réel tremplin vers la notoriété, notamment grace aux titres Bring Me To Life et My Immortal, tout deux utilisés dans le blockbuster DareDevil.

Le départ de Ben Moody aurait pu sonner le glas du groupe. Pourtant, The Open Door sort. Et ca marche toujours.

(pas de titre parce que Deezer est down. De toute facon, tout le monde connait. Na)